l’oeil du loup

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Titre : L’oeil du loup

Auteur : Daniel Pennac

Éditions : Pocket Jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Chaque jour, au zoo, le vieux loup voit un petit garçon le fixer de ses deux yeux grands ouverts. Et ça, le loup ne le supporte pas : il est borgne et ne sait pas quel œil regarder. Mais l’enfant le comprend et ferme un œil. Le voyage peut commencer : dans l’œil du loup, l’enfant va découvrir le Grand Nord et, dans l’œil de l’enfant, le loup verra défiler la vie dans le désert africain.

Mon avis :

Le livre de toute ma vie !

J’ai commencé à avoir un rythme de lecture intense seulement sur le tard. Pourtant, quand j’étais en primaire, j’adorais aller à la bibliothèque de l’école, et, un jour, j’ai découvert ce Graal : L’œil du loup. C’est exactement le livre que tous les enfants, filles ou garçons, aimeraient lire. L’auteur y parle de voyages, d’aventures, de rencontres, d’amitiés. Il représente, pour moi, le cocktail parfait d’un livre pour la jeunesse.

Ce livre regorge de poésie et titille l’imaginaire du lecteur. Il nous fait voyager entre l’Afrique et l’Alaska pour connaître les aventures d’un loup, enfermé dans un zoo et d’un enfant, qui lui fait face. Tous deux sont si différents, et pourtant, un lien les unit : chacun a un œil clos. Et de ça, découle une fantastique histoire d’aventure que Daniel Pennac nous conte à la perfection. Pourquoi le loup est-il arrivé dans ce zoo ? Pourquoi l’enfant le fixe de l’autre côté de la grille, jour après jour ? Ce récit nous raconte la vie et le passé de ces deux êtres pour nous mener jusqu’au moment de leur rencontre. C’est une histoire qui sensibilise le jeune public sur certains sujets pas toujours facile à aborder, de manière très simple et poétique qui permet aux enfants de comprendre le récit, et aux plus grands, d’y percevoir des messages cachés, par toujours facile d’accès aux jeunes lecteurs. C’est pourquoi je recommande ce livre jeunesse aussi pour les ados et les adultes !

Tout ce livre est basé sur un jeu de regards entre ces deux protagonistes, chacun lit en l’autre, à travers un seul œil, l’histoire de son passé, et c’est tellement beau et poétique à lire. Il est souvent décrit dans les livres, le moment où un personnage scrute le regard de l’autre pour y lire toutes les émotions qui le submergent… Ce livre utilise ce procédé du début à la fin, et c’est d’une magie sans nom.

Pour accentuer cette magie, l’auteur nous a créé des personnages vraiment attachants et sensibles. J’ai eu moi-même l’impression de revivre le passé du jeune garçon et celui du loup tellement le récit est immersif. Et puis, il y a sa plume qui fait de ce roman un bijou. Elle est simple, pour que ce soit accessible pour un enfant, et pourtant, elle fait aussi voyager les plus grands !

Et le final… Il est sensationnel ! Tout en poésie là encore, Daniel Pennac clôt à la perfection ce roman que je recommande à quiconque.

Ce roman est, pour moi, la révélation d’une vie !

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Mon sentiment vis-à-vis de ma PAL

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Ma PAL est loin d’être énorme. Je pense même que je rentre dans la moyenne. Je ne connais pas le chiffre exact de ma PAL, il doit se rapprocher des 50 livres, et quand bien même ce chiffre serait multiplié par 10, j’aurai toujours le même sentiment de « je-m’en-foutisme » vis-à-vis de ma PAL. Non pas que je me contrefiche de mes « livres en attente d’être lus », s’ils sont là, c’est que j’ai voulu à un moment ou que je veux encore les lire, donc ils méritent leur place parmi mes autres livres. Mais, quand je parle de « je-m’en-foutisme », c’est surtout concernant le nombre de livres présents dans ma PAL. Je ne vois pas mes livres en attente comme un sentiment  d’angoisse qui plane au-dessus de ma tête et qui me chuchote « lis-moi, je suis là ! » En réalité, je suis heureuse et rassurée d’avoir plusieurs livres dans ma PAL car je sais qu’il y aura toujours au moins un livre qui m’attendra dès que je finis une lecture. Et une grande PAL permet d’avoir un choix conséquent de prochaine lecture : je suis obligée de trouver mon bonheur !

Pour dire vrai, je serai bien triste de ne plus avoir de PAL, car, au-delà du sentiment de jubilation que pourrait me procurer le fait d’avoir lu tous mes livres, je me sentirai vide et démunie d’une partie de moi.

Alors, j’aime ma PAL ! Qu’elle fasse 10 ou 300 livres, je l’aime et elle me rassure.

Et vous, comment gérez-vous votre PAL ?

Expérience Noa Torson (Saga)

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Titres : Ne t’arrête pas / Ne regarde pas / N’oublie pas

Auteur : Michelle Gagnon

Éditions : Nathan

 

Quatrième de couverture (premier tome) :

Noa se réveille sur une table d’opération, une cicatrice en travers de la poitrine. Elle ne sait pas où elle est, comment elle est arrivée là, ni même pourquoi elle a été opérée. Alors elle prend la fuite. Les tueurs à ses trousses confirment vite ses soupçons : rien de tout cela n’est légal. La jeune fille, hacker talentueuse et solitaire, vit depuis plusieurs années en marge de la société et pense pouvoir semer facilement ses poursuivants. Elle se trompe : pour la première fois de sa vie, si elle veut survivre, Noa a besoin d’aide. Car elle est la clé d’un terrible secret. Et ceux qui la traquent n’ont aucune intention de la laisser s’échapper.

Mon avis :

Nous avons tous une saga qui a plus de valeur pour nous, le coup de cœur de nos coups de cœur… Je vous présente la mienne !

J’ai d’abord été attirée par les couvertures – désolée mais une belle couverture ça m’aide dans mon choix de lecture – puis j’ai lu la quatrième de couverture du premier tome : Ne t’arrête pas. Et là, il s’est produit quelque chose de magique dans ma tête. J’ai eu l’impression d’avoir trouvé mon âme sœur livresque. Je ne blague pas, c’est véridique ! J’ai été happée et intriguée par le résumé si bien que l’envie irrépressible de dévorer ce livre m’était montée aux tripes. Et, pour être honnête, je pense qu’avoir lu cette incroyable saga est ma plus grande fierté de lectrice.

Cette trilogie, c’est le cocktail parfait que l’on déguste bien frais au bord de la piscine, sous les palmiers, avec vue sur la mer. Pour résumer ma métaphore loufoque, l’auteure a pris tout ce qu’il y avait de meilleur dans son imagination et sa plume pour créer cette saga unique et grandiose. L’auteure nous met dans le bain dès le début de son histoire : c’est flippant, entraînant et addictif, et ces sentiments ne font qu’accroître au fil des pages. Et puis, il faut quand même soulever que les rebondissements qui rythment à la perfection le récit sont originaux et inattendus, ce qui rend l’histoire d’autant plus excellente. J’ai lu cette trilogie en trois jours et j’avais l’impression d’être hors d’haleine tellement je vivais avec les personnages. J’avais peur pour eux, peur pour moi aussi d’avoir le fin mot de l’histoire… Et c’est d’ailleurs le seul point négatif du récit : la fin. Je ne vais pas entrer dans les détails pour ne pas spoiler mais, pour faire court, je ne la trouve pas à la hauteur du reste de cette FANTASTIQUE histoire.

Pour parler des personnages, je dois avouer que j’ai adoré ce que chacun apporte. Ils ont tous globalement le même âge, hormis quelques adultes détestables mais tellement bien réalisés et construits, ils sont tous dans la même galère, et pourtant, ils sont tous si différents et j’ai adoré pouvoir suivre et aimer autant de personnalités différentes. Noa a été mon modèle pendant toute ma lecture. J’enviais sa force, son courage, sa détermination. Je voulais être elle malgré le monde dans lequel elle évolue et c’est à ça que je reconnais une bonne héroïne par excellence. Concernant Peter, c’est mon crush ce petit ! Il ne fait absolument pas partie du stéréotype « mec ténébreux qui fait tomber toutes les filles » et je crois que c’est aussi pour ça, en plus de son rôle parfait dans l’histoire, que je suis virtuellement tombée amoureuse de lui. (#bookboyfriend)

Pour la plume de l’auteur et la construction du récit, j’en suis devenue addict au bout de quelques pages – voire quelques lignes. L’auteure a une manière d’écrire tout à fait fascinante – elle m’inspire beaucoup pour mes propres écrits – et le récit est tellement moderne car il parle aux jeunes d’aujourd’hui en mettant les nouvelles technologies en valeur.

Choix judicieux pour une trilogie exquise !

LoveStar

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Titre : LoveStar

Auteur : Andri Snaer Magnason

Éditions : J’ai lu

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

LoveStar, industriel génial et visionnaire, a bâti sa fortune sur un système de communication inspiré des oiseaux migrateurs, libérant pour toujours l’humanité du carcan de l’électronique. Et ce n’était que le premier jalon de son empire. Entre autres inventions révolutionnaires, ReGret vous permet de rembobiner vos enfants, inLove calcule votre âme soeur sans erreur possible, et avec LoveMort vous pouvez offrir à vos concitoyens le spectacle grandiose de votre corps changé en étoile filante. Indriði et Sigrfður filaient le parfait amour, jusqu’au jour où Sigrfður reçoit sa lettre d’inLovE : ça y est, le système a trouvé son seul et unique… mais ce n’est pas Indriði !

 

Mon avis :

Le livre le plus loufoque que je n’ai jamais lu !

Il existe une multitude de livres originaux où l’histoire est du jamais vu, où le décor est créé de toute pièce par l’auteur. Mais, des livres comme LoveStar, il en existe aucun autre. Il est vrai que j’adore pouvoir visualiser un livre quand je le lis, et c’est bien le point négatif du roman : je n’ai pas réussi à cause de l’inédit de la situation. Pourtant, hormis ce défaut, cette histoire a de réelles qualités et j’ai adoré ma lecture, mais si j’avais pu visualiser ce que je lisais, cet ouvrage aurait été un coup de cœur. Parce que, effectivement, l’histoire a des points forts indéniables : l’originalité, la réflexion sur le monde que nous impose cette lecture, la critique du superficiel et de l’aspect matériel de la vie, la mort… car, je peux vous dire que ce livre est totalement aberrant, voire absurde, concernant ces thématiques, mais l’auteur a eu un éclair de génie avec ses idées loufoques ! Qui irait créer un monde où les cadavres sont envoyés dans le ciel et éclatent dans un feu d’artifices magique en guise d’enterrement ? Un seul homme : Andri Snaer Magnason. Et rien que pour son imagination débordante qui se reflète dans ce livre, je vous le conseille fortement !

Et puis, au centre de cette histoire, plutôt rocambolesque, il faut le dire, il y a un couple, un couple si amoureux et un peu niais dans leur quotidien pépère, mais ils sont tellement adorables. Je les ai adoré dans leur bonheur et leurs peines, ça devenait un déchirement de suivre leur relation et pourtant, j’avais besoin de connaître le fin mot de l’histoire, qui est… loufoque comme le reste. Je ne vais rien vous cacher, je ne pense pas avoir compris tous les passages de ce livre mais, je pense que j’apprécie d’autant plus ma lecture avec ce sentiment de doute et d’incompréhension. Malgré cela, je peux vous dire que j’ai été satisfaite de la fin. Je ne m’y attendais pas et les questions qui sont indirectement posées au lecteur sont très intéressantes : « quelle est la suite ? » Une question qui doit sûrement se poser dans l’esprit de nous tous.

Bien que je n’aie pas réussi à visualiser ce livre dans ma tête, il n’en reste pas moins que la plume de l’auteur est magnifique. Très descriptive, comme je les aime, elle met en avant tous les décors et tous les sentiments et j’ai besoin de ça pour apprécier une lecture.

Le livre idéal pour ceux qui veulent sortir de leur zone de confort livresque et tenter une nouvelle aventure prenante et enrichissante !

L’instant précis où les destins s’entremêlent

L'instant précis où les destins s'entremèlent

 

Titre : L’instant précis où les destins s’entremêlent

Auteur : Angélique Barbérat

Éditions : Michel Lafon

 

 

Quatrième de couverture :

Une tache rouge sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman, morte sous les coups de son mari. Voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans… Pour survivre, Kyle se jette à cœur perdu dans la musique, que sa mère aimait tant. Vingt ans après, devenu leader d’un groupe de rock, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur.

Coryn, elle, a grandi dans une banlieue sans charme. À dix-sept ans, elle tombe dans les bras de Jack Brannigan, qui fou amoureux l’épouse, mais, jaloux et violent, l’enferme dans une prison dorée, « Parce que tu m’appartiens… »

Comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ? Pourtant, à l’instant précis où les destins s’entremêlent, chacun d’eux sait que sa vie ne sera plus jamais la même.

 

Mon avis :

Émotions : le maître mot de ce livre.

Il y a des livres qui ont un certain pouvoir sur vous, une irrévocable attraction, comme s’ils étaient une moitié d’aimant que vos mains viennent compléter. C’est ce que m’évoque cette histoire quand j’y repense. Ce livre, j’ai eu énormément de mal à le poser mais lorsque je l’eus terminé, une sensation de bien-être s’est propagée en moi. Et, je dois dire que mon sentiment est assez paradoxal car ce livre traite de sujets durs comme la maladie, les femmes battues ou encore, la mort, mais ce que je retiens de ce livre pourtant, c’est l’incroyable sagesse associée à une belle touche d’espoir. Cette histoire m’a donné la nausée à plusieurs reprises à cause de certains personnages horribles et répugnants et pourtant, l’histoire est d’une beauté fulgurante.

Ce que j’ai énormément aimé dans cet ouvrage aussi, c’est sa construction : les chapitres sont courts et efficaces et en même temps intrigants. Intrigants car, au début du livre, nous suivons simultanément les aventures de Coryn et celles de Kyle, avec une temporalité déstructurée et nous ne voyons pas le lien direct entre ces personnages. Et pourtant, leurs vies se chamboulent, se percutent, et l’espoir renaît pour ces deux âmes torturées.

Ce contemporain est, pour moi, un grand livre de la littérature française. L’auteur a su distinguer ses personnages et chacun nous fait éprouver une émotion différente : nous prenons Coryn en pitié, son mari, nous la haïssons, et Kyle… il nous fascine. C’est ce mélange de sentiments qui fait que ce livre est un coup de cœur. Il m’a beaucoup touchée, beaucoup marquée.

Et puis, soyons honnêtes, la plume de l’auteur est irrésistible. C’est simple, c’est mon coup de cœur plume du début 2017, c’est pour vous dire à quel point je l’ai appréciée !

Dur, saisissant, émouvant, beau… à lire absolument !

Le Joyau (Saga)

Le Joyau

Titres : Le Joyau / La Rose Blanche / La Clé Noire

Auteur : Amy Ewing

Editions : Collection R

 

 

 

La Rose BlancheLa clé noire

Quatrième de couverture (premier tome) :

Le Joyau, haut lieu et coeur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté.
Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…
Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet – le lot 197, son nom officiel – va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.
C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

 

Mon avis :

Cette saga m’a fait de l’œil pendant un long moment avant d’atterrir dans ma PAL à Noël 2016. Aussitôt en ma possession, aussitôt lue ! Et je peux vous assurer que ça a été un réel régal pour mes sens.

Etant une lectrice compulsive de dystopies, j’avais tout d’abord des réserves concernant cette trilogie car je la savais aussi fantastique – genre littéraire qui me fait moins vibrer car pas assez réaliste à mon goût. Pourtant, cette saga m’a réconciliée – en partie, n’abusons pas – avec le fantastique, car il était insinué et au final plutôt réaliste. Je veux dire par là que les touches de fantastique sont présentes tout au long du roman, mais elles sont tellement ancrées dans la vie de Violet et des mères porteuses, que ça en devient naturel et réel. Et c’était tellement appréciable ! Et, entre nous, le genre fantastique a apporté énormément à ce livre car les descriptions des Augures étaient juste… MAGISTRALES ! Je suis une grande fan de descriptions et je peux vous assurer que mes papilles livresques en ont pris un sacré coup avec ces livres ! C’était juste, imagé et très coloré et j’ai réussi à m’imaginer chaque scène et j’ai adoré !

Mais, ce n’est pas le plus gros point fort de cette saga pour autant. Vous allez me demander : « Mais c’est quoi alors le plus gros point fort du Joyau ? » et je vais vous répondre que ce sont les bases de l’histoire. En effet, le Joyau  est fondé sur une mythologie très ancienne et très poussée que l’auteur a su mettre en place et sublimer au fil des pages et des tomes. Je n’ai jamais lu de saga où la mythologie de l’histoire était si recherchée. On sent que l’auteur a peaufiné chaque détail pour que les fondations de son histoire soient justes et j’ai eu un énorme coup de cœur pour le travail qu’a fait l’auteur avec ces fondations. Ce qui amène à d’autres éléments très bons qui font de cette histoire, une histoire riche et originale. La séparation des habitants en cinq cercles avec des différents statuts novateurs comme les mères porteuses ou encore les compagnons, j’ai trouvé ça assez magique.

Ensuite, je tiens à parler des personnages. L’auteur a su en incorporer énormément et pour autant, nous ne sommes pas perdus et nous avons ceux que nous détestions et nos petits préférés. Pour ma part, je ne vais pas vous parler des personnages principaux, car certes, Violet est excellente dans son rôle, mais, de mon point de vue de lectrice, les vraies forces de ces romans en matière de personnages sont Raven et Lucien. Raven car, au final, elle peut être interprétée comme l’héroïne cachée de l’histoire et son rôle est tellement important sans qu’on s’y attende, j’ai adoré cette originalité. Concernant Lucien, il m’a énormément fait penser à Cinna dans Hunger Games – et vu mon adoration pour Cinna et Lenny Kravitz qui l’incarne à merveille – je peux vous assurer que j’ai eu un coup de cœur pour Lucien.

Ce que j’ai aussi apprécié dans ce roman, c’est la place de la romance. Elle est très bien dosée, à mon sens. Pas trop présente, parfois assez effacée même, mais pour autant, ça ne m’a pas dérangée. Au contraire ! Violet garde ses objectifs en tête et ne faiblit pas aux premiers battements de cils d’Ash et c’est en ça que j’ai aimé la romance.

Concernant la fin de la saga, elle est juste. J’avais beau essayé de connaître le final avant d’arriver à cette étape, cette histoire finit exactement comme elle aurait dû. A la fin de ma lecture, une sorte d’apaisement m’a envahie car j’étais sereine pour la suite des personnages restants.

Pour la plume de l’auteur, je pense que vous l’avez compris quand j’ai parlé des descriptions, j’ai été conquise. Les descriptions sont recherchées, le mélange des genres est maîtrisé et sa plume est fluide et elle m’a emportée pendant trois tomes et c’était tellement agréable.

Une saga qui m’a énormément fait envie et qui ne m’a aucunement déçue… Foncez !

I.R.L.

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Titre : I.R.L.

Auteur : Agnès Marot

Editions : Gulfstream

 

 

 

Quatrième de couverture :

Je lève la main jusqu’à mon visage, laisse échapper un cri. À chacun de mes doigts, à chacune de mes phalanges, un filin brille sous le soleil timide qui pénètre dans la pièce. Je traverse la paroi aussi facilement qu’on soulève un rideau, les mains déjà tendues en avant. Au moment où mes doigts se posent sur le pavé tactile où brillent des boutons multicolores, je suspends mon geste, pétrifiée par l’angoisse. 

Je m’appelle Chloé Blanche et j’ai grandi à Life City. Comme tous ses habitants, j’ignorais que nous étions filmés en permanence. J’ignorais que nous étions un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. J’ignorais que nous étions les personnages de Play Your Life, l’émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. J’ignorais surtout à quel point nous étions manipulés. Puis j’ai rencontré Hilmi, le nouveau à la peau caramel. Le garçon qui faisait battre mon cœur, mais que ceux qui tirent les ficelles ne me destinaient pas. C’est ainsi que j’ai découvert ce que nous étions, à Life City : les personnages d’un immense jeu vidéo.

Mon avis :

Et un coup de cœur en plus dans le compteur !

Il y a des livres dans la vie, qui ont tout pour plaire, tout pour vous inciter à les lire : une couverture magnifique, une quatrième qui vous scie sur place avant même d’avoir entamé le bouquin, une maison d’édition que vous appréciez particulièrement… Enfin bref, les livres de vos rêves ! I.R.L. fait partie de ceux-là. Cela faisait des mois que j’avais envie de le lire suite à ma sublime découverte de Memorex dans la même collection et j’ai enfin sauté le pas, sans aucun regret. Je dois dire que ces deux coups de cœur cumulés dans la même collection – Electrogène chez Gulfstream – m’encouragent dans l’idée de lire tous les autres ouvrages parus chez eux.

I.R.L. est un livre qui remplissait tous les critères d’une bonne histoire pour moi : une héroïne qui en veut, une histoire basée sur des faits de science-fiction bien menée, des rebondissements excellents à n’en plus finir et une romance qui vient boucler la boucle. Ce livre m’a beaucoup fait voyager et m’a également énormément chamboulée et c’est en ça, que je reconnais la valeur immense d’un livre. L’auteur a su me faire entrer en immersion dans son histoire si bien que, je me suis sentie coupable d’avoir joué aux Sims à une époque. Sincèrement, ce livre vous fait culpabiliser de bien des manières et ça reste pourtant tellement jouissif de ressentir cette émotion car c’est rare en littérature, et ce sentiment était pour moi novateur et je me suis éclatée en lisant ce livre.

En plus de l’originalité de l’histoire où on passe du monde réel – nous – à celui des intelligences artificielles – le monde Chloé – (d’ailleurs au passage, qui sont réellement les plus humains, c’est à se demander…), les personnages mettent tellement l’histoire en valeur qu’elle en tient davantage la route ! Chloé, l’héroïne, je l’ai vraiment adorée grâce à son côté égoïste. Elle n’a pas la bravoure des héroïnes qu’on a l’habitude d’affronter, ce qu’elle fait, elle le fait avant tout pour elle, et c’est tellement génial de voir un héros comme Chloé imparfait ! Ça fait du bien de ne pas idéaliser le personnage principal d’un livre au travers de causes humanitaires ou parce qu’il est généreux. Chloé est égoïste – en tout cas au début – et elle mène cette histoire avec brio ! Et puis il y a Link… Ce personnage est tellement malsain que de le voir évoluer, tiraillé entre l’amour de son père et l’amitié de Chloé, c’est juste un pur régal. Le voir défendre à 100% ses causes comme il le fait alors que c’est malsain, j’ai trouvé cela tellement intéressant et encore une fois novateur ! Je pense que vous l’avez compris, j’ai A-DO-RE les imperfections des personnages – certes il y en a d’autres dont Hilmi – et c’est en partie cela qui a fait de ce livre, un fantastique coup de cœur.

Concernant la plume d’Agnès Marot, je la mets sur un même pied d’égalité que celle de sa collègue Cindy Van Wilder. C’est addictif, entraînant, recherché sans être complexe.

Je vais conclure mon avis en vous disant que vous pourrez chercher un défaut dans mon avis : il n’y en aura pas ! Ce livre est un bijou, une perfection, un vrai cadeau !