7 secondes

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Titre : 7 secondes

Auteur : Tom Easton

Editions : Lumen

ISBN : 9782371020368

 

 

 

Quatrième de couverture :

Après un éprouvant voyage à travers un continent ravagé par la guerre civile, Mila a enfin atteint son but: les Îles. Elle espère se construire une nouvelle vie dans ce havre de paix, dont les habitants vivent tous avec une puce téléphonique à l’intérieur de la tête. Personne ne manque de rien, au point qu’on ne travaille que si on le souhaite. Mais pendant qu’on implante à la jeune fille, comme à tout un chacun, un téléphone personnel, on découvre un élément étranger à l’intérieur de son crâne… un appareil qui ressemble étrangement à une bombe !

Mila n’a plus le choix, elle doit fuir. Elle se retrouve pourchassée par tous les Agents du pays – à commencer par Adam, l’homme assigné depuis le début à sa surveillance, qui, grâce à la puce en question, peut voir par ses yeux et suivre ses moindres faits et gestes. Il ne se prive pas d’essayer de la raisonner. Mais Mila est bien décidée à exploiter son seul avantage: un décalage de sept secondes dans la retransmission. Sept toutes petites secondes d’avance sur ses poursuivants, et sept seulement, pour tenter d’échapper à l’implacable traque et de découvrir ce que fait cet objet étrange dans son cerveau. Qui l’a mis là ? Et pourquoi ?

Mon avis :

7 secondes est un livre qui, pour moi, confirme mon addiction à la dystopie !

Cet ouvrage a été une lecture plus qu’agréable. Je ne le classe pas forcément dans mes coups de cœur mais il a largement sa place dans mes très très bonnes lectures. Déjà, ce que j’apprécie, et ce qui est rare, c’est que 7 secondes est une dystopie en un tome ! Oui, on pourrait croire que quand on aime, on en veut toujours plus, mais ce livre se suffit à lui-même en un seul et unique tome ! Une suite aurait été superflue car on retrouve tout dans ce roman : une intrigue en béton, une héroïne à laquelle je me suis totalement attachée, un garçon qui m’a fait légèrement (voire plus) fantasmé, des rebondissements inattendus et bien menés et un dénouement qui donne un point final à cette histoire ! Alors, pourquoi vouloir un tome deux ?

Ce livre a eu un effet assez dévastateur sur mon petit cœur tellement les rebondissements étaient géniaux ! A chaque début de chapitre, on ne sait pas ce qui va advenir de Mila, l’héroïne, est c’est ce qui fait de ce livre une excellente lecture ! J’ai aussi beaucoup aimé son originalité avec la façon qu’ont les personnages de communiquer entre eux. J’ai trouvé ça assez novateur et tellement bien décrit que je me suis totalement imaginé cette manière de communiquer.

Les personnages… Parlons des personnages ! Mila est une fille forte, juste mais aussi avec des faiblesses qu’arrivent à combler Adam et je trouve ce duo totalement prometteur et efficace ! Aucun d’eux n’est surhumain à savoir tout faire et leur complémentarité est quelque chose que j’ai réellement apprécié. Et la manière qu’à Mila de surprendre Adam et les attentions de ce dernier envers l’héroïne sont deux choses qui m’ont totalement fait craquer.

Bien que la fin m’ait légèrement déçue, avec du recul, je l’ai trouvée bien amené et elle conclut très bien cet ouvrage. Concernant la plume de l’auteur, je la trouve vraiment bonne. C’est clair et il arrive à nous faire visualiser des choses inexistantes dans notre monde et c’est juste génial de réussir à imaginer son univers tellement sa plume est belle.

Honnêtement, si vous aimez les dystopies (et que vous n’avez pas la patience d’attendre la suite) et que vous adorez les rebondissements qui vous secouent et vous surprennent, alors ce livre est exactement ce que vous cherchez !

Alors lancez-vous, et appréciez votre lecture !

Le garçon au sommet de la montagne

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Titre : Le garçon au sommet de la montagne

Auteur : John Boyne

Editions : Gallimard Jeunesse

ISBN : 9782070669967

 

 

 

 

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Quatrième de couverture :

A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Pierrot vit à Paris avec ses parents, ignorant tout des nazis. Devenu orphelin, il est envoyé chez sa tante, en Allemagne, dans une maison au sommet d’une montagne. Ce n’est pas une maison ordinaire. Le Berghof est la résidence d’Adolf Hitler. Pierrot va découvrir là un autre monde, fascinant et monstrueux.

Mon avis :

Le garçon au sommet de la montagne me faisait envie depuis un certain moment – il faut avouer que sa magnifique couverture m’a totalement influencé – et, pour mon anniversaire, je l’ai reçu et désormais il est dévoré.

Ce livre m’a fait passer par de multiples émotions. Tout d’abord, j’avais réellement pitié pour Pierrot et je ressentais beaucoup de compassion à son égard puis, en un chapitre, je l’ai haï au plus haut point ! Ce changement de jugement de ma part m’a d’abord déconcerté mais j’ai été, au final, agréablement surprise de mon ressenti. J’aime énormément la manière dont on appréhende la Seconde Guerre mondiale dans cet ouvrage. J’ai réussi à éprouver, à certains moments, de la sympathie pour Hitler et j’ai trouvé cela très ingénieux de la part de l’auteur d’oser nous faire aimer ce personnage.

Ce livre est fait en trois temps et je dois vous avouer que cette structure m’a conquise. Nous faisons d’abord face à Pierrot, un jeune français qui devient orphelin puis, au fil des chapitres et des parties, Pierrot devient Pieter. Tout au long de ce livre, on voit l’évolution d’un jeune garçon qui oublie ses origines et je vous assure que ce récit est poignant ! En plus de parler de la Seconde Guerre mondiale, cet ouvrage parle de valeurs et de la quête d’identité. A plusieurs reprises j’ai eu envie de pleurer ou même de crier. C’est pour vous dire à quel point ce livre m’a fait passer par tous mes états.

Concernant les personnages, John Boyne nous a construit un panel de personnages tous plus formidables les uns que les autres. Tantôt nous les aimons, tantôt nous les détestons et c’est de cette matière que l’auteur a été très fort. Parler de la montée d’Hitler sous le regard d’un jeune garçon qui l’admire, c’était un pari osé et totalement réussi ! Je dois avouer avoir eu un gros coup de cœur pour le personnage de Ernst, allez savoir pourquoi, je l’adore !

Pour le final, j’ai été tellement émue. Plus j’arrivais à la fin du livre, plus j’étais perdue concernant l’épilogue ne sachant absolument pas comment cela allait se finir. Eh bien, je peux vous assurer que ce livre finit en apothéose, pour ma part.

A propos de la plume de l’auteur, je ne peux que vous dire que je la trouve grandiose. Le garçon au sommet de la montagne est catégorisé comme étant un livre jeunesse mais je peux vous assurer qu’il est abordable pour les adultes tellement l’écriture est magnifique !

Avec un coup de cœur comme celui-ci, vous pouvez être sûrs que je lirai Le garçon en pyjama rayé !

Memorex

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Titre : Memorex

Auteur : Cindy Van Wilder

Editions : Gulfstream

ISBN : 9782354883324

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Quatrième de couverture :

2022. Cela faut un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aiki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir.

Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île : c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancœurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

Mon avis :

Memorex est, après réflexion, l’un de mes plus gros coups de cœur de l’été. Il m’a suivi pendant une durée assez réduite tellement je l’ai dévoré mais, il n’empêche que j’en suis ressortie bouleversée et légèrement (voire complètement, soyons honnêtes) frustrée.

Ce livre est une véritable bombe atomique livresque ! Il est original, novateur et définitivement addictif et cela ne peut rendre l’histoire que plus belle. L’intrigue de ce roman est ficelée à merveille. Sincèrement, l’auteur a eu une imagination débordante pour nous écrire cette histoire et je ne peux que l’en remercier. Ce livre nous emmène là où nous nous n’y attendions pas. Il nous fait aimer et détester les mêmes personnages et clairement,  mon cœur fut fragilisé par cette lecture. Et, je dois dire que le genre du thriller et celui du young adult mêlés ensemble, ça donne une réelle réussite. Ce livre m’a fait passer par une multitude d’émotions et chaque rebondissement et tellement bien amené et pourtant si inattendu.

J’aimerais vous parler de la structure de ce livre qui aide à son originalité. Chaque chapitre est divisé en deux parties et l’auteur a eu une idée tellement ingénieuse en écrivant son histoire ainsi. Dans un premier temps, nous avons l’histoire « réelle » qui se passe au moment de la narration et, dans un second temps, nous avons des retours en arrière qui nous aident à sa compréhension tout en nous donnant un réel pouvoir en tant que lecteur puisque nous en savons plus que les personnages et cette sensation est jouissive à souhait et j’ai adoré vivre cela.

Concernant les personnages, là encore, Cindy Van Wilder a eu un coup de génie en nous mettant sous le nez, un personnage féminin au caractère très fort et pourtant, une jeune femme à laquelle nous puissions très bien nous identifier. Mais le plus fort, c’est qu’elle nous présente Réha comme étant l’héroïne du roman, et tout au long de l’histoire, nous y croyons, et pourtant, elle représente seulement (et c’est déjà un rôle énorme) le personnage principal. En avançant dans notre lecture, nous comprenons que le héros du roman, n’est pas Réha mais un tout autre personnage qui guide l’histoire du début à la fin et j’ai trouvé ça tellement fantastique d’être déconcertée par ce « changement de héros ».

Un petit mot sur la plume de l’auteur que je trouve juste totalement addictive et splendide et qui me donne envie que d’une chose (hormis avoir son talent) : de lire sa saga des Outrepasseurs !

Ce livre est un régal livresque à consommer sans modération !

L’instant d’après

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Titre : L’instant d’après

Auteur : Sarah Rayner

Editions : J’ai lu

ISBN : 9782290079867

 

 

 

Quatrième de couverture :

7h44 : départ du train de Brighton pour Londres.

Une femme passe son temps à observer les personnes qui l’entourent. En face d’elle, une jeune fille se maquille. De l’autre côté du couloir, un mari caresse la main de son épouse. Plus loin, une autre passagère feuillette un magazine.

Soudain, dans le wagon, tout bascule : un homme s’effondre, le train s’arrête, une ambulance arrive.

Ce matin-là, trois existences seront bouleversées et liées pour toujours.

Mon avis :

Ce livre est l’un des livres les plus émouvants qu’il m’ait été donné de lire.

Ce qui m’a fait fondre dans cette histoire, c’est la manière dont elle est traitée. Cela raconte, à partir du destin tragique d’un homme qui décède dans le train, l’histoire de son épouse, Karen, de la meilleure amie du couple, Anna, ainsi que d’une parfaite inconnue qui était là au moment des faits, Lou. A travers ce roman, on découvre le deuil sous trois points de vue différents, et malgré le sujet, cela ne nous mine pas le moral. Au contraire ! Ce livre est un appel à l’espoir. L’espoir d’avancer, l’espoir de continuer à vivre malgré les événements. L’auteur a réussi avec brio sa mission d’émouvoir sans démoraliser et ce fut un pur bonheur, pour moi, de lire ce livre.

Le plus beau je pense, dans ce livre, c’est la bienveillance qu’ont les personnages, les uns envers les autres. Karen doit préserver ses deux jeunes enfants face à la mort de leur père, et je peux vous dire que certaines scènes vous prennent aux tripes quand les enfants réclament leur papa qui ne reviendra pas. Anna essaie au mieux d’aider Karen dans l’organisation de l’enterrement et autres choses administratives auxquelles nous ne préférions pas penser. Et Lou, à sa manière, réconforte Anna quand cette dernière n’arrive plus à encaisser les informations. C’est une sublime histoire d’amitié, d’amour et de paix avec soi-même.

Les personnages sont tous attachants et certains arrivent à nous faire rire et c’est ce que nous avons aussi besoin dans une lecture aussi émouvante. Et le final pourrait en frustrer plus d’uns, mais moi, je l’ai trouvé parfait, au mot près. Ce livre n’avait pas besoin d’une chute mais d’une simple fin où nous savons que les personnages continueront de vivre au-delà des pages, et c’est ce que nous a offert Sarah Rayner avec ce merveilleux roman.

De plus, la plume de l’auteur est totalement exquise. Chaque émotion m’a été transmise et même si j’ai pleuré à de nombreuses reprises, je suis heureuse d’avoir pu découvrir cette histoire. Car quand je pleure pour un livre, c’est que les émotions sont là, et moi, en tant que lectrice, c’est ce qui m’importe le plus.

Et si vous êtes adeptes des plumes émouvantes qui vous envoûtent au point d’en finir totalement déboussolés, je vous recommande ce livre à 2 000%.

Enorme coup de cœur pour ce livre qui vous malmène le cœur mais qui vous fait, en même temps, un bien fou !

 

 

Le chant des orques

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Titre : Le chant des orques

Auteur : Antje Babendererde

Edition : Bayard Jeunesse

ISBN : 9782747027083

 

 

 

Quatrième de couverture :

Depuis la mort de sa mère, Sofie vit seule à Berlin avec son père, un photographe reconnu, mais qui n’a jamais été très présent. Lorsqu’il lui propose de l’accompagner un mois pour son travail aux Etats-Unis, Sofie hésite, puis accepte, consciente que c’est l’occasion de se rapprocher de lui.

Ils s’installent donc à Neah Bay, dans un motel tenu par une Indienne et son fils, Javid, un garçon beau comme un astre. Dès leur première rencontre, c’est le coup de foudre.

Tandis que le père de Sofie part en reportage, la jeune fille passe son temps avec Javid. Celui-ci lui raconte les histoires de son clan, l’emmène en zodiac voir des orques et travailler sur le canoë qu’il prépare pour les Makah, la grande fête traditionnelle annuelle.

Jour après jour, grâce à Javid, Sofie retrouve confiance en elle et le goût de vivre. Cependant, elle se dispute souvent avec son père, qui supporte mal de la voir grandir, et la fête Makah approchant, elle redoute l’inévitable retour à Berlin.

Mon avis :

Ce livre fut une lecture plutôt agréable, pour ma part, mais sans plus.

Je trouve l’histoire de base très intéressante car elle nous permet de découvrir une nouvelle civilisation, celle d’une tribu indienne, mais il y a quelque chose qui m’a chagriné durant ma lecture. Je pense que c’est le fait que nous découvrons cette tribu à travers le regard d’une jeune européenne de 15 ans qui est en train de vivre son premier amour. Pour moi, ce point de vue ne met pas forcément en valeur les croyances et les coutumes des Makah. Pourtant, l’auteur a essayé de les développer et certaines auraient pu être magnifiques à lire car les histoires de légendes envoûtent toujours, mais, même si l’héroïne porte un intérêt sur ces coutumes, elle préfère nettement Javid, un jeune indien, plutôt beau garçon. Je pense que la même découverte, du point de vue du père de l’héroïne, aurait été meilleure à mon sens.

Après, l’histoire d’amour entre Sofie et Javid reste un des points principaux de l’histoire, mais même cela ne m’a pas fait voyager comme le font généralement les histoires d’amour. Je trouve leur relation un peu clichée. Je veux dire par là que Sofie est bien trop rapidement obnubilée par Javid et ça devient vite énervant de la voir aussi accro à un jeune homme qu’elle ne connaît que depuis deux jours. Cependant, l’évolution de leur histoire reste très belle puisque ce sont deux âmes brisées qui réapprennent à aimer. Je qualifierai donc cette relation de jolie, mais pas incroyable.

J’aimerais vous parler d’une autre relation dans ce livre. Celle de Sofie avec son père. Je trouve que l’auteur a très bien retranscrit les sentiments qu’ils éprouvent l’un envers l’autre et c’est très beau à lire. Rien n’est parfait, chacun apprend à faire de nouveau confiance à l’autre et j’ai beaucoup aimé cette relation qui s’intensifie au fil des pages.

Cependant, mon réel coup de cœur s’est fait pour d’autres personnages et ils se retrouvent dans le titre… LES ORQUES ! Elles sont majestueuses, belles et pleines de magie, et chaque instant dans ma lecture, je n’attendais qu’une seule et unique chose, que Sofie et Javid repartent en expédition à la rencontre des orques.

Concernant le final, il ne m’a pas ébahi et pourtant, je l’aime comme il est. Jusqu’à la dernière page, j’ai eu peur que l’auteur nous fasse quelque chose de cliché mais elle a su rester simple et j’ai apprécié cette fin en douceur.

Concernant le style d’écriture, je ne peux pas dire que je ne l’ai pas aimé car c’est une traduction, mais je pense qu’elle date un petit peu car certaines tournures de phrases sont quelque peu « vieillottes ». Mais c’est un livre qui reste très agréable à lire et qui m’a fait passer un bon moment, malgré ce que j’ai pu relever plus haut.

L’ayant lu en automne, je peux vous conseiller de lire ce livre plutôt en été, qui est, pour moi, une saison plus propice à ce genre de lecture qui mêle romance et découverte.

Un avion sans elle

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Titre : Un avion sans elle

Auteur : Michel Bussi

Editions : Pocket

ISBN : 9782266233897

 

 

 

Quatrième de couverture :

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Emilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.

Il ne reste plus à Emilie qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité.

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Mon avis :

Je préfère vous annoncer la couleur directement : ce livre est LE coup de cœur de mes coups de cœur !

Parlons de l’intrigue. Dans les polars, nous avons l’habitude des enquêtes un peu tordues pour surprendre encore et toujours le lecteur. Mais dans ce livre, le niveau de l’intrigue monte d’un cran, je vous l’assure. Cette rencontre entre deux familles, qui normalement, ne devraient rien à voir en commun et qui pourtant, s’évertuent à connaître la vérité. Mais qui est donc le bébé rescapé ? Aucun personnage ne le sait et pourtant, nous, en tant que lecteur, nous essayons toutes les théories possibles et inimaginables pour réussir à attribuer l’enfant à la « bonne » famille. Mais ce qui est fort dans ce roman, c’est que, dès que nous tournons une page, nous ne voulons plus que la « bonne » famille soit la pauvre, mais la riche. Et la page d’après, encore la pauvre. Et celle encore après, la famille ri…. Enfin, je pense que vous m’avez comprise.

Concernant les personnages… Il n’y a rien à redire dessus (comme si, moi, simple mortelle, je pouvais me permettre de dire du mal des personnages de Monsieur Bussi). Chaque personnage est aussi horripilant, qu’attachant et c’est ce qui fait toute la beauté de chacun d’entre eux. Chaque personnage à sa propre personnalité bien définie et malgré leur caractère, que parfois je n’arrivais pas à tolérer, j’avais quand même une profonde sympathie pour chacun d’entre eux car après tout, tous veulent simplement rendre justice en récupérant leur enfant. L’auteur a eu un coup de génie avec ses personnages et c’est juste grandiose !

Je ne peux pas vous faire une critique sur ce livre sans vous parler du final. Je pense que c’est le livre qui m’a le plus retourner le cerveau grâce (ou à cause) de ses dernières pages. Toute la frustration que j’ai ressentie pendant ma lecture s’est évaporée d’un coup, et j’ai dû me retenir de ne pas hurler pour réussir à me contenir. Les romans policiers sont faits pour nous berner jusqu’à la dernière ligne, mais là, ce phénomène était amplifié et c’était autant frustrant qu’agréable. En un mot, ce final est RENVERSANT !

Un petit mot par rapport à la plume de l’auteur ? Grandiose. Fantastique. Magique. Prenante. Entraînante… Ça vous suffit ou vous en voulez encore ?

Je pense que vous l’avez compris, ce livre est un vrai chef-d’œuvre pour ma part. Un mélange de liens familiaux et d’une histoire d’amour (car oui, il y en a une) sur fond d’enquête policière, moi je dis OUI ! Et j’espère que vous direz OUI avec moi.