Patients

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Titre : Patients

Auteur : Grand Corps Malade

Editions : Points

 

 

Quatrième de couverture :

A tout juste 20 ans, alors qu’il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d’une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique, drôle et incisif qu’on lui connaît, Grand Corps Malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d’infortune dans un centre de rééducation. Jonglant entre émotion et dérision, ce récit est aussi celui d’une renaissance.

Mon avis :

Patients est un récit qui a une place très particulière dans mon cœur !

 Grand Corps Malade est pour moi un grand poète et il l’a de nouveau prouvé avec ce récit bouleversant. Ce que j’ai aimé le plus c’est de pouvoir rire pendant une histoire qui n’a rien de joyeux au premier abord : Grand Corps Malade devient tétraplégique incomplet suite à un accident de piscine et sa carrière dans le basketball est ruinée. Mais l’interaction avec le monde extérieur et l’espoir d’un avenir meilleur ne peuvent être que jouissif. Certaines répliques sont cinglantes de vérité et tellement drôles.

A l’époque où j’avais lu ce livre, en 2012, je voulais être kinésithérapeute et j’avais offert ce livre à une amie avec qui je passais les concours et elle me l’a prêté en retour pour que je puisse découvrir cette histoire. Et certes, on pourrait penser que c’est une énième histoire sur un accident qui provoque la reconstruction physique et morale du héros. Mais Patients est réel. C’est la véritable histoire de Grand Corps Malade et cela m’a d’autant plus touché à l’époque car on y voit une image des professionnels de santé qui veulent aider, qui sont là pour faire leur métier et c’est ce que je voulais à l’époque et ce livre avait confirmé mes rêves. Ce n’est pas seulement l’histoire de Grand Corps Malade durant sa rééducation, mais c’est également l’histoire de ses compagnons d’infortune, de sa famille, des kinésithérapeutes, des infirmiers, des médecins… Ce livre est un témoignage, un récit de vie, mais également, un pur moment de partage.

Ce livre vous fait passer du rire aux larmes, de la joie à la tristesse. C’est rempli d’humour, de bons sentiments, de courage, de craintes et également d’espoir. Cette histoire est vivante de par toutes les émotions qu’elle transmet aux lecteurs en quelques pages. Chaque sentiment est juste, bien écrit, bien retranscrit et à la lecture, j’ai eu l’impression de tout vivre comme si j’avais été un personnage lambda, qui traînait dans les couloirs pour tout voir.

Grand Corps Malade, je le connaissais en tant que slameur avant de le connaître en tant que romancier et je peux vous dire que j’admirais déjà son travail. Ses textes sont poétiques, puissants et tellement… beaux. Avant d’ouvrir ce livre, je savais que j’allais être conquise par la plume de l’auteur, et ça n’a pas loupé ! C’était comme si je lisais les paroles d’une de ses musiques, mais qu’elles duraient pendant des pages et des pages. Je ne voulais pas finir et je ne pouvais décemment pas fermer le livre avant de l’avoir terminé.

Et c’est ce que j’avais fait. J’avais fermé le livre une fois la dernière phrase lue et j’avais pleuré. C’était un sentiment de mélancolie, sentiment que je ressens dès que j’écoute ses albums. Je pleurais de tristesse, mais également de joie et je me sentais bien.

Ce livre représente l’espoir et c’est d’une beauté affligeante !

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Love letters to the dead

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Titre : Love letters to the dead

Auteur : Ava Dellaira

Editions : Michel Lafon

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

Mon avis :

Je ne vais pas passer par quatre chemins… Love letters to the dead est MON PLUS GROS COUP DE CŒUR DE L’ANNÉE 2016 !

Cette lecture a complètement chamboulé la fin de mon année. C’était un livre tellement plaisant à lire mais en même temps bouleversant. C’est un contemporain Young Adult qui envoie du lourd ! L’auteur a ficelé son idée à la perfection pour rendre son histoire addictive et ça a fonctionné sur moi. Cet ouvrage peut être considéré comme une quête de l’identité chez une adolescente qui a été marquée par un événement tragique, mais j’avais moi-même l’impression de chercher qui j’étais vraiment tout au long de ma lecture. C’était tellement agréable de pouvoir avoir une connexion si forte avec le personnage principal ! C’était tout simplement admirable.

Durant tout le livre, Laurel cherche la vérité à propos de la disparition de sa sœur et ce livre devient une sorte d’enquête pour reconstituer cette nuit-là, synonyme de drame. Et je dois dire que, jouer l’enquêtrice ça m’a bien plu ! Certes, je ne m’entendais pas à cela (je serai une piètre enquêtrice, autant changer de voie tout de suite) et c’est dans cette surprise que je me suis retrouvée. Le dénouement est si bien amené : on ne s’y attend pas et pourtant c’est d’une logique folle et on veut que ça soit ça et rien d’autre. Sincèrement, l’auteur a joué grand avec ce roman et c’est carton plein.

Du côté des personnages, je trouve que l’auteur a bien su structurer différemment ses personnes si bien qu’il est facile de s’identifier à l’un d’entre eux, et ainsi vivre davantage l’histoire. Laurel, peut avoir un côté agaçant, mais elle est touchante à souhait et en même temps d’une force remarquable, et même si j’ai eu envie de me tirer les cheveux à plusieurs reprises, je l’ai adorée. Mais celui que j’ai le plus aimé, c’est bien évidemment Sky ! Sky c’est le personnage de livre que j’aime typiquement. Certes il est beau, certes il est mystérieux et certes il est à l’écoute, mais ce que j’ai préféré chez lui, ce sont ces mauvais choix car ça fait de lui quelqu’un de plus humain et qu’est-ce que ça fait du bien de voir un personnage masculin qui ne vend pas seulement du rêve (bien qu’il en vende beaucoup).

La plume de l’auteur est d’une délicatesse folle. Si vous êtes à la recherche des émotions, sautez tout de suite sur ce livre, il saura combler vos exigences. Le style est beau, poétique mais tellement naturel au final. C’est le genre de plume qui me fait rêver et qui m’emporte dans une autre galaxie : la galaxie littéraire (ma préférée).

Ce livre est beau, fort, très bien écrit, avec une couverture sublime, des personnages géniaux… Un défaut ? Aucun.

 

Cell 7

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Titre : Cell 7

Auteur : Kerry Drewery

Editions : Hachette

 

Quatrième de couverture :

On vient de l’apprendre: Jackson Paige, l’ancienne vedette de télé-réalité, a été assassiné. La coupable, restée sur les lieux du crime, a déjà tout avoué. Il s’agit de Martha Honeydew, seize ans. En vertu de la loi des Sept Jours de Justice, Honeydew a été placée en détention dans la cellule 1 du couloir de la mort. C’est la première adolescente à être jugée par le système Chacun Sa Voix, dans lequel c’est vous, chers téléspectateurs, qui dédicez du sort des accusés. Chaque jour, elle avancera d’une cellule, vers la cellule 7, où votre vote déterminera si oui ou non elle doit être exécutée.

21 millions de jurés;

1 prévenue.

7 jours pour revenir sur ses aveux.

La vie ? La mort ?

A vous de juger !

Mon avis :

Cell-7 correspond en tout point à mon genre de lecture idéal, et je peux vous assurer que ce livre a tenu ses promesses !

Cette lecture fut un énorme coup de cœur de la fin d’année 2016. Je l’avais repéré sur le compte Instagram des éditions Hachette fin août et j’avais attendu sa sortie avec impatience. Une fois que je l’ai eu dans les mains, impossible de m’en séparer tellement cette lecture est addictive. Déjà, rien que l’objet livre est sublime, la mise en page est canon et l’histoire est d’une originalité à vous couper le souffle ! C’est une dystopie pas comme les autres, qui casse presque les codes de ce genre littéraire et ça fait un bien fou d’être emporté dans cet univers.

La manière dont chaque nouveau chapitre est amené est juste géniale ! On suit sept jours de la vie de l’héroïne et à chaque fois, on passe par les mêmes étapes de sa journée et pourtant, on ne ressent aucune redondance. En plus, au fil de la lecture, les points de vue s’accumulent et se multiplient si bien que l’auteur réussit à nous tenir en haleine jusqu’à la dernière page en nous ajoutant des personnages qui apportent de formidables rebondissements ! C’est rare de voir des livres aussi bien pensés au niveau de la mise en page. Tout a été réfléchi et c’est un pur bonheur de se plonger dans cette merveilleuse dystopie.

Parlons peu, parlons bien, passons aux personnages, qui sont tous, pour moi, des gros coups de cœur ! Martha est une héroïne comme je les aime : elle est forte mais pas surhumaine, elle est intelligente, mais pas trop car le système arrive à la manipuler et elle a du mal à accorder sa confiance. Et surtout, elle est courageuse et ça fait du bien de voir une héroïne prête à tout, pour imposer ses convictions. De l’autre côté, il y a Isaac ! Isaac, Isaac… Ce mec me fait rêver même si j’ai eu envie de le frapper à plusieurs reprises. Il n’est pas le stéréotype du gars parfait qui va sauver l’héroïne car il a une psychologie et un statut dans l’histoire assez particulier. Je vous le donne en mille, je suis tombée amoureuse de ce personnage ! Concernant les personnages secondaires, on a plus ou moins envie d’en frapper certains mais ils sont tous très utiles à l’histoire et l’auteur a su tous les mettre en valeur et c’est un réel plaisir de suivre ces personnages.

Trois mots pour la fin… IL SORT QUAND LE SECOND TOME ?!

La plume de l’auteur ? Elle est simple, mais tellement agréable. Je pense qu’addictive est le bon terme pour la qualifier.

Ce premier tome annonce une saga de folie qui mérite l’intérêt de tous !

7 secondes

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Titre : 7 secondes

Auteur : Tom Easton

Éditions : Lumen

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Après un éprouvant voyage à travers un continent ravagé par la guerre civile, Mila a enfin atteint son but: les Îles. Elle espère se construire une nouvelle vie dans ce havre de paix, dont les habitants vivent tous avec une puce téléphonique à l’intérieur de la tête. Personne ne manque de rien, au point qu’on ne travaille que si on le souhaite. Mais pendant qu’on implante à la jeune fille, comme à tout un chacun, un téléphone personnel, on découvre un élément étranger à l’intérieur de son crâne… un appareil qui ressemble étrangement à une bombe !

Mila n’a plus le choix, elle doit fuir. Elle se retrouve pourchassée par tous les Agents du pays – à commencer par Adam, l’homme assigné depuis le début à sa surveillance, qui, grâce à la puce en question, peut voir par ses yeux et suivre ses moindres faits et gestes. Il ne se prive pas d’essayer de la raisonner. Mais Mila est bien décidée à exploiter son seul avantage: un décalage de sept secondes dans la retransmission. Sept toutes petites secondes d’avance sur ses poursuivants, et sept seulement, pour tenter d’échapper à l’implacable traque et de découvrir ce que fait cet objet étrange dans son cerveau. Qui l’a mis là ? Et pourquoi ?

Mon avis :

7 secondes est un livre qui, pour moi, confirme mon addiction à la dystopie !

Cet ouvrage a été une lecture plus qu’agréable. Je ne le classe pas forcément dans mes coups de cœur mais il a largement sa place dans mes très très bonnes lectures. Déjà, ce que j’apprécie, et ce qui est rare, c’est que 7 secondes est une dystopie en un tome ! Oui, on pourrait croire que quand on aime, on en veut toujours plus, mais ce livre se suffit à lui-même en un seul et unique tome ! Une suite aurait été superflue car on retrouve tout dans ce roman : une intrigue en béton, une héroïne à laquelle je me suis totalement attachée, un garçon qui m’a fait légèrement (voire plus) fantasmé, des rebondissements inattendus et bien menés et un dénouement qui donne un point final à cette histoire ! Alors, pourquoi vouloir un tome deux ?

Ce livre a eu un effet assez dévastateur sur mon petit cœur tellement les rebondissements étaient géniaux ! A chaque début de chapitre, on ne sait pas ce qui va advenir de Mila, l’héroïne, est c’est ce qui fait de ce livre une excellente lecture ! J’ai aussi beaucoup aimé son originalité avec la façon qu’ont les personnages de communiquer entre eux. J’ai trouvé ça assez novateur et tellement bien décrit que je me suis totalement imaginé cette manière de communiquer.

Les personnages… Parlons des personnages ! Mila est une fille forte, juste mais aussi avec des faiblesses qu’arrivent à combler Adam et je trouve ce duo totalement prometteur et efficace ! Aucun d’eux n’est surhumain à savoir tout faire et leur complémentarité est quelque chose que j’ai réellement apprécié. Et la manière qu’à Mila de surprendre Adam et les attentions de ce dernier envers l’héroïne sont deux choses qui m’ont totalement fait craquer.

Bien que la fin m’ait légèrement déçue, avec du recul, je l’ai trouvée bien amené et elle conclut très bien cet ouvrage. Concernant la plume de l’auteur, je la trouve vraiment bonne. C’est clair et il arrive à nous faire visualiser des choses inexistantes dans notre monde et c’est juste génial de réussir à imaginer son univers tellement sa plume est belle.

Honnêtement, si vous aimez les dystopies (et que vous n’avez pas la patience d’attendre la suite) et que vous adorez les rebondissements qui vous secouent et vous surprennent, alors ce livre est exactement ce que vous cherchez !

Alors lancez-vous, et appréciez votre lecture !

Le garçon au sommet de la montagne

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Titre : Le garçon au sommet de la montagne

Auteur : John Boyne

Éditions : Gallimard Jeunesse

 

 

 

 

 

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Quatrième de couverture :

A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Pierrot vit à Paris avec ses parents, ignorant tout des nazis. Devenu orphelin, il est envoyé chez sa tante, en Allemagne, dans une maison au sommet d’une montagne. Ce n’est pas une maison ordinaire. Le Berghof est la résidence d’Adolf Hitler. Pierrot va découvrir là un autre monde, fascinant et monstrueux.

Mon avis :

Le garçon au sommet de la montagne me faisait envie depuis un certain moment – il faut avouer que sa magnifique couverture m’a totalement influencé – et, pour mon anniversaire, je l’ai reçu et désormais il est dévoré.

Ce livre m’a fait passer par de multiples émotions. Tout d’abord, j’avais réellement pitié pour Pierrot et je ressentais beaucoup de compassion à son égard puis, en un chapitre, je l’ai haï au plus haut point ! Ce changement de jugement de ma part m’a d’abord déconcerté mais j’ai été, au final, agréablement surprise de mon ressenti. J’aime énormément la manière dont on appréhende la Seconde Guerre mondiale dans cet ouvrage. J’ai réussi à éprouver, à certains moments, de la sympathie pour Hitler et j’ai trouvé cela très ingénieux de la part de l’auteur d’oser nous faire aimer ce personnage.

Ce livre est fait en trois temps et je dois vous avouer que cette structure m’a conquise. Nous faisons d’abord face à Pierrot, un jeune français qui devient orphelin puis, au fil des chapitres et des parties, Pierrot devient Pieter. Tout au long de ce livre, on voit l’évolution d’un jeune garçon qui oublie ses origines et je vous assure que ce récit est poignant ! En plus de parler de la Seconde Guerre mondiale, cet ouvrage parle de valeurs et de la quête d’identité. A plusieurs reprises j’ai eu envie de pleurer ou même de crier. C’est pour vous dire à quel point ce livre m’a fait passer par tous mes états.

Concernant les personnages, John Boyne nous a construit un panel de personnages tous plus formidables les uns que les autres. Tantôt nous les aimons, tantôt nous les détestons et c’est de cette matière que l’auteur a été très fort. Parler de la montée d’Hitler sous le regard d’un jeune garçon qui l’admire, c’était un pari osé et totalement réussi ! Je dois avouer avoir eu un gros coup de cœur pour le personnage de Ernst, allez savoir pourquoi, je l’adore !

Pour le final, j’ai été tellement émue. Plus j’arrivais à la fin du livre, plus j’étais perdue concernant l’épilogue ne sachant absolument pas comment cela allait se finir. Eh bien, je peux vous assurer que ce livre finit en apothéose, pour ma part.

A propos de la plume de l’auteur, je ne peux que vous dire que je la trouve grandiose. Le garçon au sommet de la montagne est catégorisé comme étant un livre jeunesse mais je peux vous assurer qu’il est abordable pour les adultes tellement l’écriture est magnifique !

Avec un coup de cœur comme celui-ci, vous pouvez être sûrs que je lirai Le garçon en pyjama rayé !

Memorex

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Titre : Memorex

Auteur : Cindy Van Wilder

Éditions : Gulfstream

 

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Quatrième de couverture :

2022. Cela faut un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aiki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir.

Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île : c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancœurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

Mon avis :

Memorex est, après réflexion, l’un de mes plus gros coups de cœur de l’été. Il m’a suivi pendant une durée assez réduite tellement je l’ai dévoré mais, il n’empêche que j’en suis ressortie bouleversée et légèrement (voire complètement, soyons honnêtes) frustrée.

Ce livre est une véritable bombe atomique livresque ! Il est original, novateur et définitivement addictif et cela ne peut rendre l’histoire que plus belle. L’intrigue de ce roman est ficelée à merveille. Sincèrement, l’auteur a eu une imagination débordante pour nous écrire cette histoire et je ne peux que l’en remercier. Ce livre nous emmène là où nous nous n’y attendions pas. Il nous fait aimer et détester les mêmes personnages et clairement,  mon cœur fut fragilisé par cette lecture. Et, je dois dire que le genre du thriller et celui du young adult mêlés ensemble, ça donne une réelle réussite. Ce livre m’a fait passer par une multitude d’émotions et chaque rebondissement et tellement bien amené et pourtant si inattendu.

J’aimerais vous parler de la structure de ce livre qui aide à son originalité. Chaque chapitre est divisé en deux parties et l’auteur a eu une idée tellement ingénieuse en écrivant son histoire ainsi. Dans un premier temps, nous avons l’histoire « réelle » qui se passe au moment de la narration et, dans un second temps, nous avons des retours en arrière qui nous aident à sa compréhension tout en nous donnant un réel pouvoir en tant que lecteur puisque nous en savons plus que les personnages et cette sensation est jouissive à souhait et j’ai adoré vivre cela.

Concernant les personnages, là encore, Cindy Van Wilder a eu un coup de génie en nous mettant sous le nez, un personnage féminin au caractère très fort et pourtant, une jeune femme à laquelle nous puissions très bien nous identifier. Mais le plus fort, c’est qu’elle nous présente Réha comme étant l’héroïne du roman, et tout au long de l’histoire, nous y croyons, et pourtant, elle représente seulement (et c’est déjà un rôle énorme) le personnage principal. En avançant dans notre lecture, nous comprenons que le héros du roman, n’est pas Réha mais un tout autre personnage qui guide l’histoire du début à la fin et j’ai trouvé ça tellement fantastique d’être déconcertée par ce « changement de héros ».

Un petit mot sur la plume de l’auteur que je trouve juste totalement addictive et splendide et qui me donne envie que d’une chose (hormis avoir son talent) : de lire sa saga des Outrepasseurs !

Ce livre est un régal livresque à consommer sans modération !

L’instant d’après

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Titre : L’instant d’après

Auteur : Sarah Rayner

Éditions : J’ai lu

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

7h44 : départ du train de Brighton pour Londres.

Une femme passe son temps à observer les personnes qui l’entourent. En face d’elle, une jeune fille se maquille. De l’autre côté du couloir, un mari caresse la main de son épouse. Plus loin, une autre passagère feuillette un magazine.

Soudain, dans le wagon, tout bascule : un homme s’effondre, le train s’arrête, une ambulance arrive.

Ce matin-là, trois existences seront bouleversées et liées pour toujours.

Mon avis :

Ce livre est l’un des livres les plus émouvants qu’il m’ait été donné de lire.

Ce qui m’a fait fondre dans cette histoire, c’est la manière dont elle est traitée. Cela raconte, à partir du destin tragique d’un homme qui décède dans le train, l’histoire de son épouse, Karen, de la meilleure amie du couple, Anna, ainsi que d’une parfaite inconnue qui était là au moment des faits, Lou. A travers ce roman, on découvre le deuil sous trois points de vue différents, et malgré le sujet, cela ne nous mine pas le moral. Au contraire ! Ce livre est un appel à l’espoir. L’espoir d’avancer, l’espoir de continuer à vivre malgré les événements. L’auteur a réussi avec brio sa mission d’émouvoir sans démoraliser et ce fut un pur bonheur, pour moi, de lire ce livre.

Le plus beau je pense, dans ce livre, c’est la bienveillance qu’ont les personnages, les uns envers les autres. Karen doit préserver ses deux jeunes enfants face à la mort de leur père, et je peux vous dire que certaines scènes vous prennent aux tripes quand les enfants réclament leur papa qui ne reviendra pas. Anna essaie au mieux d’aider Karen dans l’organisation de l’enterrement et autres choses administratives auxquelles nous ne préférions pas penser. Et Lou, à sa manière, réconforte Anna quand cette dernière n’arrive plus à encaisser les informations. C’est une sublime histoire d’amitié, d’amour et de paix avec soi-même.

Les personnages sont tous attachants et certains arrivent à nous faire rire et c’est ce que nous avons aussi besoin dans une lecture aussi émouvante. Et le final pourrait en frustrer plus d’uns, mais moi, je l’ai trouvé parfait, au mot près. Ce livre n’avait pas besoin d’une chute mais d’une simple fin où nous savons que les personnages continueront de vivre au-delà des pages, et c’est ce que nous a offert Sarah Rayner avec ce merveilleux roman.

De plus, la plume de l’auteur est totalement exquise. Chaque émotion m’a été transmise et même si j’ai pleuré à de nombreuses reprises, je suis heureuse d’avoir pu découvrir cette histoire. Car quand je pleure pour un livre, c’est que les émotions sont là, et moi, en tant que lectrice, c’est ce qui m’importe le plus.

Et si vous êtes adeptes des plumes émouvantes qui vous envoûtent au point d’en finir totalement déboussolés, je vous recommande ce livre à 2 000%.

Enorme coup de cœur pour ce livre qui vous malmène le cœur mais qui vous fait, en même temps, un bien fou !