L’instant précis où les destins s’entremêlent

L'instant précis où les destins s'entremèlent

 

Titre : L’instant précis où les destins s’entremêlent

Auteur : Angélique Barbérat

Éditions : Michel Lafon

ISBN : 9782749921549

 

Quatrième de couverture :

Une tache rouge sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman, morte sous les coups de son mari. Voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans… Pour survivre, Kyle se jette à cœur perdu dans la musique, que sa mère aimait tant. Vingt ans après, devenu leader d’un groupe de rock, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur.

Coryn, elle, a grandi dans une banlieue sans charme. À dix-sept ans, elle tombe dans les bras de Jack Brannigan, qui fou amoureux l’épouse, mais, jaloux et violent, l’enferme dans une prison dorée, « Parce que tu m’appartiens… »

Comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ? Pourtant, à l’instant précis où les destins s’entremêlent, chacun d’eux sait que sa vie ne sera plus jamais la même.

 

Mon avis :

Émotions : le maître mot de ce livre.

Il y a des livres qui ont un certain pouvoir sur vous, une irrévocable attraction, comme s’ils étaient une moitié d’aimant que vos mains viennent compléter. C’est ce que m’évoque cette histoire quand j’y repense. Ce livre, j’ai eu énormément de mal à le poser mais lorsque je l’eus terminé, une sensation de bien-être s’est propagée en moi. Et, je dois dire que mon sentiment est assez paradoxal car ce livre traite de sujets durs comme la maladie, les femmes battues ou encore, la mort, mais ce que je retiens de ce livre pourtant, c’est l’incroyable sagesse associée à une belle touche d’espoir. Cette histoire m’a donné la nausée à plusieurs reprises à cause de certains personnages horribles et répugnants et pourtant, l’histoire est d’une beauté fulgurante.

Ce que j’ai énormément aimé dans cet ouvrage aussi, c’est sa construction : les chapitres sont courts et efficaces et en même temps intrigants. Intrigants car, au début du livre, nous suivons simultanément les aventures de Coryn et celles de Kyle, avec une temporalité déstructurée et nous ne voyons pas le lien direct entre ces personnages. Et pourtant, leurs vies se chamboulent, se percutent, et l’espoir renaît pour ces deux âmes torturées.

Ce contemporain est, pour moi, un grand livre de la littérature française. L’auteur a su distinguer ses personnages et chacun nous fait éprouver une émotion différente : nous prenons Coryn en pitié, son mari, nous la haïssons, et Kyle… il nous fascine. C’est ce mélange de sentiments qui fait que ce livre est un coup de cœur. Il m’a beaucoup touchée, beaucoup marquée.

Et puis, soyons honnêtes, la plume de l’auteur est irrésistible. C’est simple, c’est mon coup de cœur plume du début 2017, c’est pour vous dire à quel point je l’ai appréciée !

Dur, saisissant, émouvant, beau… à lire absolument !

Le Joyau (Saga)

Le Joyau

Titres : Le Joyau / La Rose Blanche / La Clé Noire

Auteur : Amy Ewing

Editions : Collection R

ISBN : 9782221145890 (premier tome)

 

 

La Rose BlancheLa clé noire

Quatrième de couverture (premier tome) :

Le Joyau, haut lieu et coeur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté.
Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…
Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet – le lot 197, son nom officiel – va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.
C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

 

Mon avis :

Cette saga m’a fait de l’œil pendant un long moment avant d’atterrir dans ma PAL à Noël 2016. Aussitôt en ma possession, aussitôt lue ! Et je peux vous assurer que ça a été un réel régal pour mes sens.

Etant une lectrice compulsive de dystopies, j’avais tout d’abord des réserves concernant cette trilogie car je la savais aussi fantastique – genre littéraire qui me fait moins vibrer car pas assez réaliste à mon goût. Pourtant, cette saga m’a réconciliée – en partie, n’abusons pas – avec le fantastique, car il était insinué et au final plutôt réaliste. Je veux dire par là que les touches de fantastique sont présentes tout au long du roman, mais elles sont tellement ancrées dans la vie de Violet et des mères porteuses, que ça en devient naturel et réel. Et c’était tellement appréciable ! Et, entre nous, le genre fantastique a apporté énormément à ce livre car les descriptions des Augures étaient juste… MAGISTRALES ! Je suis une grande fan de descriptions et je peux vous assurer que mes papilles livresques en ont pris un sacré coup avec ces livres ! C’était juste, imagé et très coloré et j’ai réussi à m’imaginer chaque scène et j’ai adoré !

Mais, ce n’est pas le plus gros point fort de cette saga pour autant. Vous allez me demander : « Mais c’est quoi alors le plus gros point fort du Joyau ? » et je vais vous répondre que ce sont les bases de l’histoire. En effet, le Joyau  est fondé sur une mythologie très ancienne et très poussée que l’auteur a su mettre en place et sublimer au fil des pages et des tomes. Je n’ai jamais lu de saga où la mythologie de l’histoire était si recherchée. On sent que l’auteur a peaufiné chaque détail pour que les fondations de son histoire soient justes et j’ai eu un énorme coup de cœur pour le travail qu’a fait l’auteur avec ces fondations. Ce qui amène à d’autres éléments très bons qui font de cette histoire, une histoire riche et originale. La séparation des habitants en cinq cercles avec des différents statuts novateurs comme les mères porteuses ou encore les compagnons, j’ai trouvé ça assez magique.

Ensuite, je tiens à parler des personnages. L’auteur a su en incorporer énormément et pour autant, nous ne sommes pas perdus et nous avons ceux que nous détestions et nos petits préférés. Pour ma part, je ne vais pas vous parler des personnages principaux, car certes, Violet est excellente dans son rôle, mais, de mon point de vue de lectrice, les vraies forces de ces romans en matière de personnages sont Raven et Lucien. Raven car, au final, elle peut être interprétée comme l’héroïne cachée de l’histoire et son rôle est tellement important sans qu’on s’y attende, j’ai adoré cette originalité. Concernant Lucien, il m’a énormément fait penser à Cinna dans Hunger Games – et vu mon adoration pour Cinna et Lenny Kravitz qui l’incarne à merveille – je peux vous assurer que j’ai eu un coup de cœur pour Lucien.

Ce que j’ai aussi apprécié dans ce roman, c’est la place de la romance. Elle est très bien dosée, à mon sens. Pas trop présente, parfois assez effacée même, mais pour autant, ça ne m’a pas dérangée. Au contraire ! Violet garde ses objectifs en tête et ne faiblit pas aux premiers battements de cils d’Ash et c’est en ça que j’ai aimé la romance.

Concernant la fin de la saga, elle est juste. J’avais beau essayé de connaître le final avant d’arriver à cette étape, cette histoire finit exactement comme elle aurait dû. A la fin de ma lecture, une sorte d’apaisement m’a envahie car j’étais sereine pour la suite des personnages restants.

Pour la plume de l’auteur, je pense que vous l’avez compris quand j’ai parlé des descriptions, j’ai été conquise. Les descriptions sont recherchées, le mélange des genres est maîtrisé et sa plume est fluide et elle m’a emportée pendant trois tomes et c’était tellement agréable.

Une saga qui m’a énormément fait envie et qui ne m’a aucunement déçue… Foncez !

I.R.L.

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Titre : I.R.L.

Auteur : Agnès Marot

Editions : Gulfstream

ISBN : 9782354884154

Quatrième de couverture :

Je lève la main jusqu’à mon visage, laisse échapper un cri. À chacun de mes doigts, à chacune de mes phalanges, un filin brille sous le soleil timide qui pénètre dans la pièce. Je traverse la paroi aussi facilement qu’on soulève un rideau, les mains déjà tendues en avant. Au moment où mes doigts se posent sur le pavé tactile où brillent des boutons multicolores, je suspends mon geste, pétrifiée par l’angoisse. 

Je m’appelle Chloé Blanche et j’ai grandi à Life City. Comme tous ses habitants, j’ignorais que nous étions filmés en permanence. J’ignorais que nous étions un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. J’ignorais que nous étions les personnages de Play Your Life, l’émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. J’ignorais surtout à quel point nous étions manipulés. Puis j’ai rencontré Hilmi, le nouveau à la peau caramel. Le garçon qui faisait battre mon cœur, mais que ceux qui tirent les ficelles ne me destinaient pas. C’est ainsi que j’ai découvert ce que nous étions, à Life City : les personnages d’un immense jeu vidéo.

Mon avis :

Et un coup de cœur en plus dans le compteur !

Il y a des livres dans la vie, qui ont tout pour plaire, tout pour vous inciter à les lire : une couverture magnifique, une quatrième qui vous scie sur place avant même d’avoir entamé le bouquin, une maison d’édition que vous appréciez particulièrement… Enfin bref, les livres de vos rêves ! I.R.L. fait partie de ceux-là. Cela faisait des mois que j’avais envie de le lire suite à ma sublime découverte de Memorex dans la même collection et j’ai enfin sauté le pas, sans aucun regret. Je dois dire que ces deux coups de cœur cumulés dans la même collection – Electrogène chez Gulfstream – m’encouragent dans l’idée de lire tous les autres ouvrages parus chez eux.

I.R.L. est un livre qui remplissait tous les critères d’une bonne histoire pour moi : une héroïne qui en veut, une histoire basée sur des faits de science-fiction bien menée, des rebondissements excellents à n’en plus finir et une romance qui vient boucler la boucle. Ce livre m’a beaucoup fait voyager et m’a également énormément chamboulée et c’est en ça, que je reconnais la valeur immense d’un livre. L’auteur a su me faire entrer en immersion dans son histoire si bien que, je me suis sentie coupable d’avoir joué aux Sims à une époque. Sincèrement, ce livre vous fait culpabiliser de bien des manières et ça reste pourtant tellement jouissif de ressentir cette émotion car c’est rare en littérature, et ce sentiment était pour moi novateur et je me suis éclatée en lisant ce livre.

En plus de l’originalité de l’histoire où on passe du monde réel – nous – à celui des intelligences artificielles – le monde Chloé – (d’ailleurs au passage, qui sont réellement les plus humains, c’est à se demander…), les personnages mettent tellement l’histoire en valeur qu’elle en tient davantage la route ! Chloé, l’héroïne, je l’ai vraiment adorée grâce à son côté égoïste. Elle n’a pas la bravoure des héroïnes qu’on a l’habitude d’affronter, ce qu’elle fait, elle le fait avant tout pour elle, et c’est tellement génial de voir un héros comme Chloé imparfait ! Ça fait du bien de ne pas idéaliser le personnage principal d’un livre au travers de causes humanitaires ou parce qu’il est généreux. Chloé est égoïste – en tout cas au début – et elle mène cette histoire avec brio ! Et puis il y a Link… Ce personnage est tellement malsain que de le voir évoluer, tiraillé entre l’amour de son père et l’amitié de Chloé, c’est juste un pur régal. Le voir défendre à 100% ses causes comme il le fait alors que c’est malsain, j’ai trouvé cela tellement intéressant et encore une fois novateur ! Je pense que vous l’avez compris, j’ai A-DO-RE les imperfections des personnages – certes il y en a d’autres dont Hilmi – et c’est en partie cela qui a fait de ce livre, un fantastique coup de cœur.

Concernant la plume d’Agnès Marot, je la mets sur un même pied d’égalité que celle de sa collègue Cindy Van Wilder. C’est addictif, entraînant, recherché sans être complexe.

Je vais conclure mon avis en vous disant que vous pourrez chercher un défaut dans mon avis : il n’y en aura pas ! Ce livre est un bijou, une perfection, un vrai cadeau !

Patients

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Titre : Patients

Auteur : Grand Corps Malade

Editions : Points

ISBN : 9782757866054

 

Quatrième de couverture :

A tout juste 20 ans, alors qu’il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d’une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique, drôle et incisif qu’on lui connaît, Grand Corps Malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d’infortune dans un centre de rééducation. Jonglant entre émotion et dérision, ce récit est aussi celui d’une renaissance.

Mon avis :

Patients est un récit qui a une place très particulière dans mon cœur !

 Grand Corps Malade est pour moi un grand poète et il l’a de nouveau prouvé avec ce récit bouleversant. Ce que j’ai aimé le plus c’est de pouvoir rire pendant une histoire qui n’a rien de joyeux au premier abord : Grand Corps Malade devient tétraplégique incomplet suite à un accident de piscine et sa carrière dans le basketball est ruinée. Mais l’interaction avec le monde extérieur et l’espoir d’un avenir meilleur ne peuvent être que jouissif. Certaines répliques sont cinglantes de vérité et tellement drôles.

A l’époque où j’avais lu ce livre, en 2012, je voulais être kinésithérapeute et j’avais offert ce livre à une amie avec qui je passais les concours et elle me l’a prêté en retour pour que je puisse découvrir cette histoire. Et certes, on pourrait penser que c’est une énième histoire sur un accident qui provoque la reconstruction physique et morale du héros. Mais Patients est réel. C’est la véritable histoire de Grand Corps Malade et cela m’a d’autant plus touché à l’époque car on y voit une image des professionnels de santé qui veulent aider, qui sont là pour faire leur métier et c’est ce que je voulais à l’époque et ce livre avait confirmé mes rêves. Ce n’est pas seulement l’histoire de Grand Corps Malade durant sa rééducation, mais c’est également l’histoire de ses compagnons d’infortune, de sa famille, des kinésithérapeutes, des infirmiers, des médecins… Ce livre est un témoignage, un récit de vie, mais également, un pur moment de partage.

Ce livre vous fait passer du rire aux larmes, de la joie à la tristesse. C’est rempli d’humour, de bons sentiments, de courage, de craintes et également d’espoir. Cette histoire est vivante de par toutes les émotions qu’elle transmet aux lecteurs en quelques pages. Chaque sentiment est juste, bien écrit, bien retranscrit et à la lecture, j’ai eu l’impression de tout vivre comme si j’avais été un personnage lambda, qui traînait dans les couloirs pour tout voir.

Grand Corps Malade, je le connaissais en tant que slameur avant de le connaître en tant que romancier et je peux vous dire que j’admirais déjà son travail. Ses textes sont poétiques, puissants et tellement… beaux. Avant d’ouvrir ce livre, je savais que j’allais être conquise par la plume de l’auteur, et ça n’a pas loupé ! C’était comme si je lisais les paroles d’une de ses musiques, mais qu’elles duraient pendant des pages et des pages. Je ne voulais pas finir et je ne pouvais décemment pas fermer le livre avant de l’avoir terminé.

Et c’est ce que j’avais fait. J’avais fermé le livre une fois la dernière phrase lue et j’avais pleuré. C’était un sentiment de mélancolie, sentiment que je ressens dès que j’écoute ses albums. Je pleurais de tristesse, mais également de joie et je me sentais bien.

Ce livre représente l’espoir et c’est d’une beauté affligeante !

Love letters to the dead

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Titre : Love letters to the dead

Auteur : Ava Dellaira

Editions : Michel Lafon

ISBN : 9782749922140

 

 

 

Quatrième de couverture :

Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

Mon avis :

Je ne vais pas passer par quatre chemins… Love letters to the dead est MON PLUS GROS COUP DE CŒUR DE L’ANNÉE 2016 !

Cette lecture a complètement chamboulé la fin de mon année. C’était un livre tellement plaisant à lire mais en même temps bouleversant. C’est un contemporain Young Adult qui envoie du lourd ! L’auteur a ficelé son idée à la perfection pour rendre son histoire addictive et ça a fonctionné sur moi. Cet ouvrage peut être considéré comme une quête de l’identité chez une adolescente qui a été marquée par un événement tragique, mais j’avais moi-même l’impression de chercher qui j’étais vraiment tout au long de ma lecture. C’était tellement agréable de pouvoir avoir une connexion si forte avec le personnage principal ! C’était tout simplement admirable.

Durant tout le livre, Laurel cherche la vérité à propos de la disparition de sa sœur et ce livre devient une sorte d’enquête pour reconstituer cette nuit-là, synonyme de drame. Et je dois dire que, jouer l’enquêtrice ça m’a bien plu ! Certes, je ne m’entendais pas à cela (je serai une piètre enquêtrice, autant changer de voie tout de suite) et c’est dans cette surprise que je me suis retrouvée. Le dénouement est si bien amené : on ne s’y attend pas et pourtant c’est d’une logique folle et on veut que ça soit ça et rien d’autre. Sincèrement, l’auteur a joué grand avec ce roman et c’est carton plein.

Du côté des personnages, je trouve que l’auteur a bien su structurer différemment ses personnes si bien qu’il est facile de s’identifier à l’un d’entre eux, et ainsi vivre davantage l’histoire. Laurel, peut avoir un côté agaçant, mais elle est touchante à souhait et en même temps d’une force remarquable, et même si j’ai eu envie de me tirer les cheveux à plusieurs reprises, je l’ai adorée. Mais celui que j’ai le plus aimé, c’est bien évidemment Sky ! Sky c’est le personnage de livre que j’aime typiquement. Certes il est beau, certes il est mystérieux et certes il est à l’écoute, mais ce que j’ai préféré chez lui, ce sont ces mauvais choix car ça fait de lui quelqu’un de plus humain et qu’est-ce que ça fait du bien de voir un personnage masculin qui ne vend pas seulement du rêve (bien qu’il en vende beaucoup).

La plume de l’auteur est d’une délicatesse folle. Si vous êtes à la recherche des émotions, sautez tout de suite sur ce livre, il saura combler vos exigences. Le style est beau, poétique mais tellement naturel au final. C’est le genre de plume qui me fait rêver et qui m’emporte dans une autre galaxie : la galaxie littéraire (ma préférée).

Ce livre est beau, fort, très bien écrit, avec une couverture sublime, des personnages géniaux… Un défaut ? Aucun.

 

Cell 7

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Titre : Cell 7

Auteur : Kerry Drewery

Editions : Hachette

ISBN : 978201225789

Quatrième de couverture :

On vient de l’apprendre: Jackson Paige, l’ancienne vedette de télé-réalité, a été assassiné. La coupable, restée sur les lieux du crime, a déjà tout avoué. Il s’agit de Martha Honeydew, seize ans. En vertu de la loi des Sept Jours de Justice, Honeydew a été placée en détention dans la cellule 1 du couloir de la mort. C’est la première adolescente à être jugée par le système Chacun Sa Voix, dans lequel c’est vous, chers téléspectateurs, qui dédicez du sort des accusés. Chaque jour, elle avancera d’une cellule, vers la cellule 7, où votre vote déterminera si oui ou non elle doit être exécutée.

21 millions de jurés;

1 prévenue.

7 jours pour revenir sur ses aveux.

La vie ? La mort ?

A vous de juger !

Mon avis :

Cell-7 correspond en tout point à mon genre de lecture idéal, et je peux vous assurer que ce livre a tenu ses promesses !

Cette lecture fut un énorme coup de cœur de la fin d’année 2016. Je l’avais repéré sur le compte Instagram des éditions Hachette fin août et j’avais attendu sa sortie avec impatience. Une fois que je l’ai eu dans les mains, impossible de m’en séparer tellement cette lecture est addictive. Déjà, rien que l’objet livre est sublime, la mise en page est canon et l’histoire est d’une originalité à vous couper le souffle ! C’est une dystopie pas comme les autres, qui casse presque les codes de ce genre littéraire et ça fait un bien fou d’être emporté dans cet univers.

La manière dont chaque nouveau chapitre est amené est juste géniale ! On suit sept jours de la vie de l’héroïne et à chaque fois, on passe par les mêmes étapes de sa journée et pourtant, on ne ressent aucune redondance. En plus, au fil de la lecture, les points de vue s’accumulent et se multiplient si bien que l’auteur réussit à nous tenir en haleine jusqu’à la dernière page en nous ajoutant des personnages qui apportent de formidables rebondissements ! C’est rare de voir des livres aussi bien pensés au niveau de la mise en page. Tout a été réfléchi et c’est un pur bonheur de se plonger dans cette merveilleuse dystopie.

Parlons peu, parlons bien, passons aux personnages, qui sont tous, pour moi, des gros coups de cœur ! Martha est une héroïne comme je les aime : elle est forte mais pas surhumaine, elle est intelligente, mais pas trop car le système arrive à la manipuler et elle a du mal à accorder sa confiance. Et surtout, elle est courageuse et ça fait du bien de voir une héroïne prête à tout, pour imposer ses convictions. De l’autre côté, il y a Isaac ! Isaac, Isaac… Ce mec me fait rêver même si j’ai eu envie de le frapper à plusieurs reprises. Il n’est pas le stéréotype du gars parfait qui va sauver l’héroïne car il a une psychologie et un statut dans l’histoire assez particulier. Je vous le donne en mille, je suis tombée amoureuse de ce personnage ! Concernant les personnages secondaires, on a plus ou moins envie d’en frapper certains mais ils sont tous très utiles à l’histoire et l’auteur a su tous les mettre en valeur et c’est un réel plaisir de suivre ces personnages.

Trois mots pour la fin… IL SORT QUAND LE SECOND TOME ?!

La plume de l’auteur ? Elle est simple, mais tellement agréable. Je pense qu’addictive est le bon terme pour la qualifier.

Ce premier tome annonce une saga de folie qui mérite l’intérêt de tous !

Le garçon au sommet de la montagne

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Titre : Le garçon au sommet de la montagne

Auteur : John Boyne

Editions : Gallimard Jeunesse

ISBN : 9782070669967

 

 

 

 

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Quatrième de couverture :

A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Pierrot vit à Paris avec ses parents, ignorant tout des nazis. Devenu orphelin, il est envoyé chez sa tante, en Allemagne, dans une maison au sommet d’une montagne. Ce n’est pas une maison ordinaire. Le Berghof est la résidence d’Adolf Hitler. Pierrot va découvrir là un autre monde, fascinant et monstrueux.

Mon avis :

Le garçon au sommet de la montagne me faisait envie depuis un certain moment – il faut avouer que sa magnifique couverture m’a totalement influencé – et, pour mon anniversaire, je l’ai reçu et désormais il est dévoré.

Ce livre m’a fait passer par de multiples émotions. Tout d’abord, j’avais réellement pitié pour Pierrot et je ressentais beaucoup de compassion à son égard puis, en un chapitre, je l’ai haï au plus haut point ! Ce changement de jugement de ma part m’a d’abord déconcerté mais j’ai été, au final, agréablement surprise de mon ressenti. J’aime énormément la manière dont on appréhende la Seconde Guerre mondiale dans cet ouvrage. J’ai réussi à éprouver, à certains moments, de la sympathie pour Hitler et j’ai trouvé cela très ingénieux de la part de l’auteur d’oser nous faire aimer ce personnage.

Ce livre est fait en trois temps et je dois vous avouer que cette structure m’a conquise. Nous faisons d’abord face à Pierrot, un jeune français qui devient orphelin puis, au fil des chapitres et des parties, Pierrot devient Pieter. Tout au long de ce livre, on voit l’évolution d’un jeune garçon qui oublie ses origines et je vous assure que ce récit est poignant ! En plus de parler de la Seconde Guerre mondiale, cet ouvrage parle de valeurs et de la quête d’identité. A plusieurs reprises j’ai eu envie de pleurer ou même de crier. C’est pour vous dire à quel point ce livre m’a fait passer par tous mes états.

Concernant les personnages, John Boyne nous a construit un panel de personnages tous plus formidables les uns que les autres. Tantôt nous les aimons, tantôt nous les détestons et c’est de cette matière que l’auteur a été très fort. Parler de la montée d’Hitler sous le regard d’un jeune garçon qui l’admire, c’était un pari osé et totalement réussi ! Je dois avouer avoir eu un gros coup de cœur pour le personnage de Ernst, allez savoir pourquoi, je l’adore !

Pour le final, j’ai été tellement émue. Plus j’arrivais à la fin du livre, plus j’étais perdue concernant l’épilogue ne sachant absolument pas comment cela allait se finir. Eh bien, je peux vous assurer que ce livre finit en apothéose, pour ma part.

A propos de la plume de l’auteur, je ne peux que vous dire que je la trouve grandiose. Le garçon au sommet de la montagne est catégorisé comme étant un livre jeunesse mais je peux vous assurer qu’il est abordable pour les adultes tellement l’écriture est magnifique !

Avec un coup de cœur comme celui-ci, vous pouvez être sûrs que je lirai Le garçon en pyjama rayé !